Flyingshoes' tour

... et la Lune nous sourit !

DARWIN (Australie, Northern Territory), le 02/11/2008

Pour les impatients, les anxieux et... tous les autres que ça intéresse quand même un tantinet...

... voilà enfin quelques news d'Oz... un peu tardives car speedés dans notre recherche « vanesque » les premiers temps, un peu ahuris par le retour à la vie occidentale et les petites difficultés qui s'ensuivent... Mais, rassurez-vous, les inquiets de nature, TOUT VA BIEN...No worries, mate ! Comme ils disent ici...

On est en voie de complète réhabilitation et... malgré tout ici, il faut bien le dire, tout est plus facile qu'en France ! Tout feu tout flamme, déjà in love du pays, de ses habitants décontractés et avenants toujours prêt à aider, renseigner, bavarder... C'est hallucinant : personne ne semble en speed dans cette contrée ; ça m'aide à garder mon calme quand on pédale un peu dans le porridge !

Alors voilà, notre histoire commence comme cela en Océanie...

Darwin (Northern Territory) : 16 - 30 octobre

Tropique du Capricorne... ici la Lune vous sourit ou fronce le sourcil. 8 heures 30 de décalage horaire avec la France, entrée dans le printemps... Comme nous sommes loin...

A Darwin la Tropicale, c'est bientôt la saison humide "le wet" qui va suivre six mois de sécheresse ("le dry"). Suffocant les premiers jours dans une humidité à 35 degrés, nous prenons progressivement le pouls décontracté de cette agréable ville portuaire...

Une Histoire vieille de deux petits siècles, marquée essentiellement par les destructions de la IIème Guerre Mondiale puis celles du cyclone Tracy (le 24 décembre 1974) dont on martèle la mémoire des habitants et des visiteurs à chaque coin de rue par des panneaux cependant très didactiques.

Une ville nouvelle a depuis refleuri sur un modèle très éloigné de nos villes européennes. Les espaces sont immenses, le vert est partout dans le paysage urbain ; lac, parcs, esplanades ne vont pas sans leur lot de toilettes, de douches, de fontaines d'eau potable, d'aires de jeux, de pistes cyclables, de pistes de jogging, de cours de tennis... Les australiens prennent ici le bien-être, les loisirs et la détente très au sérieux... La qualité des infrastructures urbaines est incroyable pour nous qui vivons dans un pays où il faut payer pour pouvoir utiliser des WC publics souvent dégueulasses et où l'on ne cesse de réclamer un peu d'effort des pouvoirs publics pour davantage de qualité de vie...

C'est ainsi que dans cette ville on peut apercevoir dans les allées du magnifique Parc botanique, entre les foulées de deux joggeurs et parcourant tranquillement l'herbe fraîchement tondue, des ibis au long bec recourbé, piquant la terre à la recherche de quelque trésor larvaire ; en bord de mer, des bancs de dauphins qui dessinent des demi-cercles a l'horizon ; à l'ombre des grands arbres de l'Esplanade, des poules "natives" et une ribambelle de l'ancêtre commun (et unique à Darwin) du canard et de l'oie dodelinant nonchalamment de l'arrière-train ; des perroquets multicolores et des cacatoès blancs dont la gouaille vous réveille au petit matin sur un parking, jusqu'à de farouches wallabies qui s'enfuient dans les clairières d'East Point au petit matin..

Mais Darwin en tant que paradis pour faune tropicale peut devenir très vite notre enfer : gare aux méduses-boîte qui envahissent les rivages et empêchent la baignade en cette saison, aux crocodiles marins (les "salties") qui font faire trempette à leur 5 mètres de cuir dans les estuaires, les billabongs et les rivières... il vaut mieux croiser les "freshies", leur congénères d'eau douce, inoffensifs quant à eux si l'on évite de les regarder de trop près...

15 jours, c'est le temps qu'il nous a fallu pour prendre nos marques sur ce nouveau continent, à mille lieus de nos petites habitudes asiatiques... on y retrouve les joies du monde occidental, les prix qui vont avec et une légère impression de ne pas pouvoir complètement participer, budget ras des pâquerettes oblige !

Stéphanie et Régis (franco-australienne et français débarqués à Darwin), nous ont heureusement permis d'atterrir sur le continent en douceur en nous évitant les dortoirs à 30 dollars par personne où la nuit se résume souvent à quelques heures de sommeil.

Leur canapé à peau de vache a été notre refuge pendant une petite semaine (merci le couchsurfing *!). Bien qu'overbookés entre leur boulot et leur adorable petite Anaïs, on baignait toujours en leur compagnie dans une atmosphère relaxe, adoptés dans le flux de leur vie quotidienne, entre sorties chez des amis et repas tranquillou à la maison bavardant (en français, ça aide !) sous le ventilateur... Régis, photographe de l'excellent musée de la ville et Stéphanie, gérant les inscriptions des aborigènes dans les écoles nous offraient de plus une mine d'informations et d'éclairages intéressants sur le pays, la région, sa mystérieuse et intrigante culture aborigène...

Des aborigènes, le voyageur voit surtout et malheureusement la face obscure, celle d'une culture bafouée, opprimée, portant les cicatrices d'une extermination organisée. Le désespoir de certains finit au goulot d'une bouteille alors que l'alcool permet de cracher sa haine à la gueule des arbres des parcs de la ville...

A l'arrivée de Karina, une jeune couchsurfeuse allemande, on espérait ne pas abuser de la gentillesse de nos amis quand ils nous proposèrent de rester quelques nuits. Quand Anna est arrivée à son tour, ils nous ont apporté une solution sur un plateau doré : une de leurs amies nous offrait son sofa contre quelques heures de ménage...

Ce fut donc au tour du lit-cage du salon d'Alison et de son fils Ichap, de nous ac(re)cueillir... Et le frigo, les placards, les vitres, les sols, la terrasse de resplendir parmi les peintures de cette talentueuse instit-peintre ! Chaque soir, notre palais jubilait aux premières bouchées de la merveilleuse cuisine d'Alison alors que l'on dégustait un curry de kangourou ou une rafraîchissante jelly agrume-fraise... Une partie de Master Mind avec Ichap, une clope et un rhum sur la terrasse avec Alison, un bain dans le spa... et les journées, éreintantes, se finissaient en douceur...

Puis on a fini par trouver Rolando, notre van tant convoité (acheté à Roland son pseudo-propriétaire, puisque ce dernier se rendait compte avec nous que son ami, reparti en France l'était resté malgré leurs démarches... Sans imitation de signature et truandage, l'engin était théoriquement invendable !). A l'approche du « wet », les backpackers ont déjà fuit la région et les vans à vendre se comptent à peine sur les doigts d'une main. Si on élimine les trop chers, les trop pourris, les trop gros, les trop petits... le choix s'amenuise cruellement... Après bien des visites, des déceptions, des ratés, des tracas en somme... nous avons jeté notre dévolu sur cet adolescent de 14 ans, avec l'expérience de 350 000 km tout de même... Aucune garantie sur son état hormis le fait qu'il ne fasse pas de bruit suspect au démarrage, ne suinte pas l'huile de tout côté ou autre signe inquiétant du genre... De son passé, nous ne connaissons rien ou presque. Il faudra se contenter des paroles réconfortantes du sympathique Roland quant à sa fiabilité. Lui, semblait cependant compter davantage sur sa bonne étoile que les lois indigestes de la mécanique pour éviter les pépins !

Alors on a briqué Rolando, on lui a acheté deux nouvelles chaussures en caoutchouc cranté, on lui a trouvé quelques équipement et décorations dans les poubelles annuelles pré-cycloniques (les gens se débarrassent alors de tout ce qui traîne, alors c'est chouette pour les romanos de notre espèce !) et on lui parle beaucoup, avec amour... pour qu'il ne nous fasse pas de tour de cochon !!

Premier caprice dès le lendemain : ses petits nerfs son à plat... Une paire de câbles et on repart pour quelques tour en ville, des parkings du bord de mer aux abords du lac Alexander... Chaque soir, reprend le petit jeu de cache-cache du Rolando (en cette saison peu touristique, les risques de réveil à l'aube par un Ranger sont faibles), le plaisir de la trouvaille du meilleur spot (gratos évidemment)... celui qui offrira un petit dej' romantique avec vue sur la mer et l'opportunité d'une douche vivifiante...

Les soirées sont courtes, les nuits longues, calmes et tranquilles, les réveils aux aurores... calés sur la course du Soleil. Il nous dicte sa loi en gérant nos paramètres lumière, température dans le camtard et invasion de moustiques... alors, on s'y plie...

 

Depuis, on est allé faire une petite escapade avec Rolando dans le magnifique Parc National de Litchfield. C'était formidable cette sensation de liberté dans ces espaces immenses (clin d'oeil et félicitations à Camo, ma petite soeur qui pourrait taquiner du Rolando avec son permis flambant neuf ! Elle qui rêve de grands espaces...). On devrait repartir demain pour Kakadu, un autre site ahurissant, à 200 km de Darwin, puis piquer ensuite vers Katherine plus au Sud. En cette saison, on y récolte les mangues... Peut-être une opportunité pour gonfler le budget. A suivre...

En attendant, prenez soin de vous, je vous raconte la suite... plus tard ! Pas de nouvelles signifie pas de connexion, alors pas de panique... On est loin mais pas trop quand même...

Bises de nous deux... et pouet pouet de Rolando !

Flo

* Un concept génial qui consiste à rencontrer des gens du monde entier sur le web disposés à vous offrir un verre et/ou leur canapé pour une approche du pays relaxe et conviviale...


PS : Comme je vous le disais, la réhabilitation à la vie occidentale est en bonne marche... On a même du acheter un téléphone portable... l'horreur (bien obligés pour répondre efficacement aux petites annonces... en cabine, téléphoner vers des mobiles coûte une fortune !). Bon, on l'a acheté d'occas chez Cash Converters (eh oui ça existe ici aussi !) et je l'ai même négocié, alors...

Pour ceux qui auraient un forfait du genre incroyable qui permet de téléphoner gratuitement ou presque vers un mobile étranger, voilà notre numéro australien (la classe, non ?) : 04.28.43.42.32 (indicatif inconnu...)...


Publié à 05:11 , le 3 novembre 2008, Australie
Mots clefs :


j'ai peut-être un indicatif pour nos voyageux

03:06 , 13 novembre 2008 .. Publié par Anonymous
Salut à tous, pour ceux qui souhaitent envoyer un petit SMS aux flyshoes man et woman. En esperant que les petits loups soient chez des opérateurs compatibles.
00 61 4.... car les portables australiens commencent avec 04 et tu enleves le 0.
voili voulou. Bisous Alice

Oups !

06:28 , 12 décembre 2008 .. Publié par Flo
A condition de vous donner le bon numéro ! Voilà qui est corrigé... On pouvait toujours attendre...
Bises et merci à toi la cous' !

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