Flyingshoes' tour | |
Du Bénin...TANGUIETA (Bénin), le 26/02/08 Ça va la France ? A chaque coin de rue, dans chaque maquis, chaque boutique, gargote... la même question, déclinée... : comment ça va ? Et la famille ? Et la France, ça va ? Alors je réfléchis à comment ça va chez vous, chez moi... et je devrais leur répondre que je, que nous, ma chère famille, mes chers amis, les autres, vivons dans une France essoufflée, malade... Plus je les vois vivre ici, plus je me dis qu'en France, on ne cherche qu'à s'installer confortablement comme pour adoucir une longue convalescence, impuissants face au déclin d'un système absurde. Ici, en Afrique, la vie est rude mais elle est là...toujours, éclatante... Elle se lit sur les bouches souriantes, s'exprime dans les paroles de bienvenue qu'on adresse à chacun, dans les éclats de rire et de voix sans réserve et se laisse savourer pendant de longues heures de « causerie » à l'ombre des manguiers... Chez nous, les égarés courent, pestent et se pressent car ils savent bien qu'elle est courte, la vie... Et pourtant, on passe son temps à lui chercher un sens, comme s'il nous fallait une bonne raison de vivre, comme s'il nous fallait justifier notre existence. Alors, on travaille, beaucoup, longtemps, trop et on achète beaucoup, trop, toujours plus... pour se convaincre que c'était bien là qu'on voulait en arriver. Et comme les besoins matériels sont sans fin... Après le travail, on profitera quelques heures du nid douillet qu'on passe toute la journée à construire laborieusement. Mais sera-t-il assez beau pour remplacer, justifier tout ce qu'on laisse faute de temps, d'énergie ou pire encore, d'envie ? On s'installera confortablement dans un canapé trop grand, on mangera un plat surgelé un peu dégueu mais tellement pratique devant une TV qui essore le cerveau, puis on ira laver son stress sous une douche chaude salutaire... Le lendemain, ce sera pareil... jusqu'au week-end où on trouvera peut-être le temps d'aller respirer, plus loin, en forêt ou dans un de ces parcs conçus pour nous aider à tenir, à supporter notre emprisonnement au prix d'autres, végétaux et animaux... Et gare à vous, frères africains car la France , comme une vieillarde agonisant sur son lit de mort télécommandé, refuse de crever seule. Elle vous jalouse votre insouciance et votre humanité, richesses dont vous avez à peine conscience et que vous seriez prêts à perdre contre un peu de notre confort moderne. Mais le progrès (?) tel qu'on vous le propose, chez nous n'a plus de sens. On est au bout et on voudrait, au nom du développement économique vous emporter dans notre chute, refusant d'admettre qu'on s'est trompé ou pire, le sachant trop bien... Alors... quand on me demande comment va la France , je me prends à rêver l'existence d'un monde où la fraternité ne serait pas seulement un rempart face à l'adversité et la misère, où le progrès ne pousserait pas chacun à se passer de l'autre, où réussir ne signifierait pas oublier de vivre, où la générosité humaine ne se troquerait jamais contre un peu de confort moderne... Pour l'instant et dans cette attente, soyons pour une fois généreux avec l'Afrique, ne les invitons pas à notre table manger de ce pain là... Voilà ce que la douce vie bobolaise et certains de vos courriers laissant transparaître un certain écoeurement à ne plus trouver sa place dans ce pays de dingos... m'ont « inspiré ». Alors voilà, je compatis... Et je sais que tôt ou tard, j'y reviendrai moi aussi... avec en plus le souvenir de cette grande claque dans la gueule que m'envoie l'Afrique... Alors, Afrique parlons-en... Bobo Dioulasso (Burkina Faso) : 3 - 8 février Bobo... charmante et paisible, nous flânerons longuement dans ses larges rues arborées aux abords soignés... entre deux arrêts sur la vie bobolaise à la terrasse d'un maquis (bar) ou d'un restau « ambiancé ». Aux alentours, les « villages touristiques » de Koro et Koumi nous décevront, leur visite demandant toujours trop d'énergie pour esquiver les incessantes demandes d'argent. Nous prendrons plus de plaisir à parcourir librement la forêt de Kou et ses cours d'eau, l'un rouge, l'autre clair zigzaguant à travers des arbres gigantesques, irokos et fromagers, des palmiers et tant d'autres espèces inconnues, enchaînés dans un imbroglio de lianes épaisses aux parcours étranges... Banfora (Burkina Faso) : 9 - 14 février - Karfiguéla, un beau dimanche de février... Un après-midi tout naturellement extraordinaire... Déguster des mangues charnues, acidulées, succulentes (aucune comparaison possible avec ce que l'on peut trouver chez nous) ... à pleine bouche, passer de l'ombre d'un manguier aux cascades d'eau fraîche, contempler au loin la savane arborée qui s'étend à perte de vue ou tout proche, le festin des buffles se goinfrant d'herbe grasse...
Plus tard, quelques kilomètres plus loin, d'extraordinaires dômes rocheux que le temps et la pluie ont érodé jusqu'à les faire ressembler à d'énormes cuillères à miel agglutinées, enrobées de la douce lumière orangée du jour finissant. L'étonnante beauté des lieux nous en fera oublier le soir qui avance. Dans la fraîcheur de la nuit, monte l'odeur discrète des cannes à sucre, et notre petite japonaise pétarade et zigzague bon gré mal gré derrière la pâle lumière de son phare fatigué, sur la piste cabossée de Banfora... - Pics de Sindou : 160 km avec notre petite jap' Visite dans les règles de l'art de la sécurité de la Sosuco, usine de transformation de la canne à sucre : passages bras levés dans la tuyauterie bouillante, pour approcher des machines crachant une vapeur épaisse et suffocante, puis des escaliers et des passerelles sans rampe... Sans complexes, au cœur d'une usine aux normes de sécurité...discutables ! Puis Ahmed, rencontré la veille aux cascades nous fait visiter les groupements équitables dont deux de ses collègues et lui-même ont la responsabilité : produit dérivés de la mangue (dont de la mangue séché, un délice !) et préparation de la noix de cajou (pensez-y en les mangeant à l'apéro, elles baignent dans un jus acide à l'intérieur d'une coque extrêmement résistante, un sacré boulot !). Nés d'une association d'initiative locale, ces groupements emploient des femmes, leur dispensent une formation, des cours d'alphabétisation, des bases d'éducation familiale et leur offrent des services gratuits (cantine, pouponnière...)... Autour d'un « riz sauce », on poursuit la « causerie » à propos d'économie locale... vaste sujet... qui nous conduit à reprendre la route un peu tard... A 50 km, les pics de Sindou. Nous imposons à notre (trop) petite jap' mais surtout, à nos corps recroquevillés, un véritable parcours du combattant, sur une piste défigurée par les travaux : ornières de camion, sable, « tôle ondulée », nids de poule, nuages de poussière au passage des engins... La sagesse aurait préféré que l'on fasse demi-tour, mais têtus et encouragés par les locaux qui vous assurent toujours qu'après, ça ira mieux (mais qui, manifestement, jonglent mieux avec leurs « engins » que le toubab des goudrons!), on finira par atteindre, épuisés, les pics tant convoités ! Quelques malheureuses minutes pour goûter la beauté de ces frères aiguisés des cuillères à miel... Retour « prudent » (s'il en est) par une piste tout juste meilleure mais de 20 km plus longue (inutile de préciser qu'on nous avait annoncé une distance équivalente !). Dans la nuit, s'impose un parcours épique, à la lumière d'un phare éclairant tout juste assez loin pour que l'on sache sur quoi on vient de déraper ! Ajouter à cela la hantise d'une très probable panne d'essence et la crainte de frôler d'un peu trop près les cyclistes roulant tranquillement à l'aveuglette avec, pour couronner le tout et leur porte bagages, des cargaisons le plus souvent hors gabarit et insolites : balafon, tronc d'arbres, souche, fagots de paille de 2 ou 3 m de long... Nous rentrerons enfin après 6 heures de tape-cul non stop, de la poussière plein les yeux mais aussi derrière... les images d'une Afrique telle qu'on la rêve enfant où chaque nuage de poussière que soulève au loin un camion vous fait espérer le passage d'un troupeau d'éléphants... - Lac de Tengrela : 3 km pour chaque hippo... Banfora, puis 7 km de piste, un petit sentier le long d'une bananeraie en fruits, de nombreux jardins en bordure de rivière, anacardiers, manguiers, baobabs, puis le minuscule village de Tengrela coco. 35°C à l'ombre trop claire de quelques palmiers rônier échevelés, un air sec qui vous assèche nez et gorge en quelques secondes. Nous ne nous laissons pas décourager, poussés par la découverte d'un premier hippopotame glougloutant dans l'eau fraîche du lac, toute gueule déployée! Nous longeons le lac puis le marigot avant de les découvrir plus nombreux sur la rive opposée au village... Un groupe de neuf pachydermes barbotant sans grâce dans un dialogue de gargarismes incongrus entre barrissements et grognements. Puis 18 périscopes nous épiant à la surface, quelques battements d'oreilles roses avant qu'ils émergent à nouveau dans des jets d'eau puissants et exhibent leur légendaire dentition, gueule béante...
Le lendemain, en stop cette fois, nous retournons au spectacle. A peine sera-t-il troublé par trois débarquements successifs de guides piroguiers, mécontents qu'on ait pu trouver seul ce sentier nous permettant de contourner une visite expresse en pirogue (en marchant 27 km la veille, nous n'avions aucun doute quant à l'avoir mérité, cet endroit !). Encore quelques douloureux moments d'incompréhension mutuelle... mais que plusieurs heures de contemplation de ces attendrissants hippos nous ferons vite oublier... Retour à Banfora... une « ballade » au clair de lune... puis les canapés zébrés de la Mercedes de Solo, qui passait... Boromo (Burkina Faso) : 15 - 18 février - Nez à trompe Midi... le soleil est écrasant, l'ombre rare. L'harmattan rafraîchit timidement l'atmosphère et soulève une fine poussière embrumant l'horizon... Un étroit sentier quittant la piste nous ouvre les portes d'une forêt clairsemée dont les nuances des rares kaicedras, acacias et autres épineux se déclinent dans le gris. Deux heures de marche et toujours aucune trace du campement au bord de la Volta Noire, que 8 km devraient séparer de Boromo. Là-bas, des éléphants sont parfois visibles dans un bras mort de la rivière, se rafraîchissant sous la terrasse du restaurant. De là, des pisteurs peuvent aussi vous conduire dans la forêt à leur recherche... Aucune trace et pour cause... le gérant du campement, intrigué par la présence de nos empreintes sur la piste, les a suivies et nous rattrape : le campement est derrière nous, la brousse est dangereuse, nous devons faire demi-tour et n'y pénétrer qu'accompagnés. Compréhensif et exprimant même un certain étonnement devant deux toubabs en pleine brousse après de longs kilomètres de marche au soleil, il nous permettra pourtant de nous reposer au campement, à l'ombre d'un kaïcedra et il ne sera pas question de payer les droits d'entrée de la forêt. Mais avant cela, d'autres empreintes, énormes et ridées celles-là, nous ont nous aussi arrêtés quelque magique instant... Observation détaillée des traces, estimation de la fraîcheur des boulets d'excréments sous nos yeux... puis, en relevant la tête... fendant la poussière de leur blancheur éclatante... deux premières défenses aperçues au loin... Autour, une imposante silhouette grise se détache à peine dans la grisaille.. Un troupeau (de huit environ dont un éléphanteau) à 100 m, immobiles, puis progressant ensuite calmement mais à grandes « enjambées » (juste une histoire de morphologie !) dans une direction qui devient progressivement la nôtre. Ils ne semblent cependant pas nous avoir repérés, le vent nous est favorable. Tremblement d'une montée d'adrénaline, stupéfaction extraordinaire, l'envie de ne plus bouger contre la peur de cette insouciance qui nous y conduit... étranges signaux incohérents... tout s'emmêle... Postés derrière de maigres troncs qu'un seul coup de patte suffirait à écraser, la raison finira par calmer ce petit brin de folie qu'à fait naître cette merveilleuse rencontre. Nous partons calmement, les perdant à regret après les avoir tant espérés... Ouagadougou (Burkina Faso) : 19 - 21 février - La misère en capitale... Ouagadougou... au nom étrange et chantant comme celui d'un petit village de brousse... De leur village, ils sont venus ici si nombreux pour tenter leur chance... et la misère s'affiche à chaque coin de goudron où du matin au soir, enfants des rues leur boîte de conserve en bandoulière, mendiants aveugles, estropiés, marchands ambulants... serpentent parmi les voitures, arpentent les goudrons poussiéreux et asphyxiés dans l'attente d'un miracle. - Inch' Allah et la mécanique... Un pneu de scooter qui éclate à quelques kilomètres du départ, l'accident évité de justesse, une réparation bricolée pour un retour à la case départ, la malhonnêteté du propriétaire (pourtant si souriant jusqu'à l'incident) qui ne conçoit pas, dans sa vision inch' Allah des choses, de nous rembourser (préférant d'ailleurs aller prier que d'entendre nos arguments européens !)... Les environs de Ouaga nous resteront donc inconnus... nous troquerons notre ballade contre la visite du Musée national pour le moins étrange : à 10 km du centre ville, des îlots de construction à 100 m les uns des autres chacun accueillant une salle, le tout dans un immense terrain en friche dont l'aménagement est en cours depuis 4 ans... Une seule salle, celle des masques heureusement est « visible »... dans la pénombre, avec comme fond musical une « école des fans » à l'africaine que regarde, pieds nus sur le dossier des chaises, le personnel féminin du Musée. Un spectacle de cirque contemporain mêlant musique, danse et marionnettes traditionnelles (mis en scène par Buren) clôt agréablement notre dernière soirée à Ouaga après une journée bien mal commencée. Le lendemain , nous prenons la route de fada N'Gourma sous un ciel blanchâtre comme un ciel de neige. Dans la pâle lumière qu'obstrue une poussière entêtée, les couleurs du paysage se sont perdues. Elles attendent, désolées les pluies pour déshabiller leur grisaille.... Fada N'Gourma (Burkina Faso) : 20 février Une dernière nuit au Burkina... à Fada, petite ville paisible à l'ombre de grands kaïcédras. Charmante si l'on parvient à occulter la présence de nombreux vautours promenant sur vous leur regard hideux du haut de chaque toit...Espérons tout de même que nous quittons le pays sous de bons auspices ! Direction la frontière béninoise... Tanguieta (Bénin) : 23 - 26 février Une longue journée de transport pour à peine 200 km . L'axe frontalier est peu usité ce qui nous vaut déjà quelques heures d'attente pour remplir le taxi brousse au départ de Fada : 20 personnes et autant de kilos de farine, vélos, bagages.. sur le toit. Il crève en route... étonnant ! Puis les kilomètres défilent à nouveau lentement... A travers le carreau que le châssis faussé fait bouger dans chaque virage (en même temps que plie le reste de la carrosserie), les paysages changent petit à petit. Après Fada et sa végétation désolée, les couleurs reprennent un peu de leur substance. La savane s'épaissit progressivement pour devenir une forêt clairsemée aux alentours de Tanguieta.
Je vous écris donc du Bénin, Tanguieta.... Nous tenterons d'aller revoir les éléphants (entre autres) au Pendjari mais pour l'instant, pas de plan qui nous permette de financer cela (compter 150 euros pour une journée quand on doit louer un véhicule...du tourisme de toubab fortuné quoi !). Pour le moment donc... stand by chez les sœurs (appel du muezzin, messe et cantique tous les matins !). La ville est plutôt jolie, l'argent semble moins manquer qu'au Burkina... Le paysage est grandiose, la savane d'un côté et de petites montagnes rosée tout autour de nous et de l'autre côté... On se croirait d'ailleurs un peu dans la garrigue en regardant les arbres d'un peu loin... Par contre, nous avons gagné encore quelques degrés au mercure (et une heure de décalage ce qui fait qu'on vous rejoint niveau timing... même si à l'heure africaine, ça ne compte que peu !). Voilà, Il fait vraiment très chaud, je vous le disais... Il est 23 heures et je peine dans le cyber ventilé ! C'est dur février... Voilà, je suis désolée de ne pas avoir pu écrire avant... Ne vous faites pas de soucis pour nous, on est vraiment heureux de tout ce qui nous arrive, les p'tites galères avec...ça fait partie du jeu... Nous pensons beaucoup à vous et vous souhaitons de vous porter aussi bien que nous... Nous vous embrassons et espérons que... ça va... Flo Petits touches persos... Pour les routards : PS 1 : Le consul du bénin au Burkina existe, nous l'avons rencontré : quartier Ouaga inter. Ils délivrent le visa séance tenante pour 15000 francs CFA et pour 3 mois. Vach'ment plus pratique que le provisoire à la frontière... PS 2 : Lucille et Loïc : je crois que ça va être dur de rattraper notre décalage maintenant. On vous souhaite une bonne route... peut-être pour le mariage au Sénégal ? Pour les sédentaires : PS 1 : Merci Monique pour les mercis (et que la « la machine » fonctionne aussi bien que celle à pain ! Courage...) PS 2 : Enormes bisous à la Gooba's team... PS 3 : Clin d'œil aux « filles de Tours » en direct de chez les bonnes sœurs... PS 4 : Isabel L : merci pour ton très sympathique message... Je tenterai peut-être un sacrifice de poulet aux crocos pour ton p'tit dos si j'en ai l'occasion !! PS 5 : Bonne reprise à tous les collègues ! PS 6 : Laurent Badetz : merci beaucoup pour les quelques lignes qui m'étaient adressées... à faire rougir... PS 7 : So, je pense très fort à vous quatre... Publié à 01:50 , le 26 février 2008, Burkina Faso Mots clefs : { Page précédente } { Page 41 sur 49 } { Page suivante } |
Qui sommes nous ?Qui sommes nous ? Notre itinéraire Archives Où sommes-nous actuellement ?RubriquesDerniers articlesColombiphilie...Colombiphilie... (suite) Panama panorama... De passage sur la côte riche... Centrale Amérique Centrale... Cowboys et haricots noirs... Du Guatemala... en veux-tu, en voilà ! Du Guatemala, retour sur le mexique et au passage... Feliz Navidad ! Mexico, Me-xi-iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii-cooooooooooooooo ! Om suite : Home... Du Cachemire à Delhi... De la plaine du Gange aux hauteurs ladakhies... Vibrations népalaises... Welcome to incredible India ! Transition australindienne Quelques lignes sur notre périple australien...(par Monique et Jean-Claude) Come back et derniers sauts à Kangarooland... Vous avez un message des Merinos masqués... Bécots de kiwi ! Aussie cities... Bonne année des australopithèques ! Noël en Australie, Pâques en ... (nous attendons vos propositions... en "i") News du bush... ... et la Lune nous sourit ! Dernières semaines à l'asiatique... Parfums balinais... Aventures sulfureuses et autres... De la canopée à l'océan... Selamat Pagi Indonésie ! Malaisie express ! Passage éclair en Thaïlande... Sabaidi Laos ! Buy buy Vietnam... Temps mitigé sur le Vietnam... A mi-Vietnam Un peu d'air frais... Quelques jours avant le Vietnam Aperçu du Cambodge... formidable ! Du sol qsiqtique... asiatique en qwerty ! J-5 avant l'Asie... PhotosPour vos mirettes... à travers celles de CyrilEt quelques vidéos... Amis |